Fiche pratique
Vérifié le 25 mai 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice
Les époux qui sont d'accord pour divorcer mais qui ne parviennent pas à s'entendre sur les conséquences de la rupture peuvent demander le divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage.
Par le biais d'un avocat, l'époux demandeur présente une requête au JAF. Une tentative de conciliation est organisée. Le coût du divorce varie notamment en fonction des honoraires d'avocat. Les époux peuvent faire appel de la décision rendue par le juge.
Tout replier
Tout déplier
Cette procédure concerne les époux qui sont d'accord pour divorcer, mais pas sur les conséquences du divorce (par exemple, sur la garde des enfants ou sur le partage des biens du couple).
Le divorce peut être demandé :
Ce type de divorce est inapplicable lorsque l'un des époux fait l'objet d'une mesure de tutelle, de curatelle ou de sauvegarde de justice.
Par le biais d'un avocat, l'époux demandeur présente une requête au juge.
La requête contient :
La requête n'indique :
La requête qui comporte une motivation est irrecevable.
L'autre époux doit également être assisté par un avocat.
À noter
le choix de la procédure de divorce se fera lors de l'assignation.
La demande en divorce doit être déposée au TGI dont dépend :
En cas de demande conjointe des époux, le juge compétent est celui du lieu où réside l'un ou l'autre.
Dans les autres cas, le juge compétent est celui du lieu où réside l'époux qui n'a pas pris l'initiative de la procédure.
À ce stade de la procédure, seules les mesures d'urgences peuvent être ordonnées par le juge. Par exemple, le juge peut préciser les conditions d'exercice de l'autorité parentale ou statuer sur la contribution aux charges du ménage.
En règle générale, le JAF est compétent.
Cependant, dans certaines affaires complexes ou délicates, la formation collégiale (formée de 3 juges) peut être saisie pour prononcer le divorce :
La tentative de conciliation est obligatoire avant toute procédure en divorce. En cas d'échec, elle peut être renouvelée pendant la procédure. Elle a pour objectif de trouver une solution au divorce, ainsi que sur ses conséquences.
Le juge convoque les époux et tente de les concilier. Il les reçoit d'abord séparément, puis ensemble.
Il s'entretient avec un époux et l'invite à la réflexion quand l'autre :
Les avocats assistent ensuite à l'entretien.
La conciliation peut être suspendue et reprise sans formalité. Le temps de réflexion laissé aux époux ne peut pas dépasser 8 jours.
Toutefois, si un plus long délai paraît utile, le juge peut décider de recourir à une nouvelle tentative de conciliation dans les 6 mois au plus.
ce qui a été dit ou écrit durant la conciliation ne pourra pas être invoqué pour ou contre un époux ou un tiers dans la suite de la procédure.
Sauf réconciliation entre les époux, le juge prend les mesures provisoires nécessaires à la vie des époux et des enfants pendant la durée de la procédure de divorce.
Le juge peut notamment :
À l'issue de cette audience, le juge rend une ordonnance de non-conciliation.
Celle-ci permet ensuite d'engager l'instance en divorce.
Le juge demande aux époux de présenter pour l'audience de jugement un projet de règlement des effets du divorce.
Dans les 3 mois du prononcé de l'ordonnance, seul l'époux qui a présenté la requête initiale peut assigner l'autre époux en divorce.
L'ordonnance n'est plus valable, y compris pour engager une procédure en divorce :
L'instance en divorce est introduite par une assignation à la demande d'un époux.
Toutefois, si les époux sont d'accord pour le faire, ils peuvent introduire l'instance par requête conjointe.
Si, lors de l'audience de conciliation, les époux ont accepté le principe de la rupture du mariage, ils doivent poursuivre la procédure sur ce fondement.
L'époux défendeur peut former une demande reconventionnelle portant notamment sur :
La demande (c'est-à-dire l'assignation ou la requête conjointe) doit obligatoirement comporter une proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux.
En cours de procédure, si les époux ont trouvé un accord commun, et s'ils le souhaitent, ils peuvent demander à changer de procédure en divorce par consentement mutuel.
Si le juge accepte leur demande, les époux ne pourront plus changer d'avis, même en cas d'appel de la décision du juge. Par exemple, si le divorce avait été prononcé pour acceptation du principe de la rupture du mariage, les époux, en appel, ne pourront pas revenir sur ce choix. Ils ne pourront pas demander une requalification en divorce pour altération définitive du lien conjugal ou pour faute.
Le juge prononce le divorce s'il a la conviction que chacun des époux a donné librement son accord. Il statue ensuite sur les points de désaccord entre les époux.
À tout moment de la procédure, les époux peuvent soumettre à l'homologation du juge des accords réglant tout ou partie des effets du divorce (par exemple, le sort des enfants, la prestation compensatoire, la liquidation des intérêts patrimoniaux).
Le juge homologue ces conventions en prononçant le divorce dès lors que les intérêts des époux et des enfants sont préservés.
Le coût varie en fonction des honoraires de l'avocat choisi.
Si les ressources d'un époux sont insuffisantes pour engager les frais du divorce, il peut bénéficier de l'aide juridictionnelle.
Le juge peut accorder des dommages et intérêts à un époux en réparation des conséquences d'une particulière gravité qu'il subit du fait de la dissolution du mariage s'il est défendeur à un divorce prononcé pour altération définitive du lien conjugal.
Les époux peuvent faire appel contre la décision de divorce ou de rejet.
Ce recours doit être formé devant la cour d'appel dans le délai d'1 mois à partir de la signification du jugement par voie d'huissier. Il est suspensif. Les mesures provisoires prises par le juge restent applicables.
L'arrêt de la cour d'appel peut également faire l'objet d'un pourvoi en cassation dans un délai de 2 mois à partir notamment de sa signification. Le recours est également suspensif.
Code civil : articles 233 et 234
Divorce accepté
Code civil : articles 252 à 253
Conciliation
Code civil : articles 257-1 à 258
Introduction de l'instance de divorce
Code de procédure civile : articles 1106 et 1107
Requête initiale
Code de procédure civile : articles 1108 à 1113
Tentative de conciliation
Combien coûte un avocat ?
Autorité parentale
Famille
Contester une décision de justice : saisir la Cour de cassation
Justice
Avocat
Aide juridictionnelle
Prestation compensatoire
Contribution aux charges du mariage
Pension alimentaire versée pour un enfant : montant et versement
Divorce pour acceptation du principe de la rupture du mariage
Divorce pour faute
Divorce par consentement mutuel
Divorce et séparation légale - Couple installé dans l'Union européenne
Commission européenne
Établissement de la conventions d'honoraires d'avocat en matière de divorce
Conseil national des barreaux
JEUX DE SOCIÉTÉ
FÊTE DE L ÉTÉ
Samedi 22 mars, s’est déroulé le traditionnel carnaval de Chaufour Notre Dame.Organisé par l’association des parents d’élèves de l’école…