Question-réponse
Vérifié le 19 avril 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre), Ministère chargé de la justice
Au cours d'une affaire en justice (civile, pénale, administrative), vous pouvez contester la loi applicable, si vous estimez qu'elle porte atteinte aux droits et libertés garanties par la Constitution, en posant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil Constitutionnel. Si le Conseil constitutionnel estime que votre requête est justifiée, il peut abroger (c'est-à-dire supprimer) la loi en question.
Si vous êtes impliqué dans une affaire en justice, vous pouvez contester la loi concernée par votre dossier si vous jugez qu'elle ne doit pas être appliquée, car elle serait contraire à la Constitution.
Vous posez alors une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) au Conseil constitutionnel.
Il faut d'abord déposer la QPC devant le juge. Le juge accepte-t-il la QPC ?
Deux options :
2ème étape : la Cour de Cassation/Le Conseil d'État accepte-t-il la QPC ?
3ème étape : Le Conseil constitutionnel valide-t-il la QPC ?
Tout replier
Tout déplier
Une QPC, peut être posée par la personne qui a lancé la procédure initiale ou la personne mise en cause.
Tout procès ou toute affaire traitée par un juge judiciaire est concernée :
Les affaires traitées par un juge administratif sont également concernées.
Le texte contesté doit être :
Il convient de faire une demande écrite expliquant pourquoi vous contestez cette loi.
Vous devez plus particulièrement indiquer en quoi la loi contestée porte atteinte aux droits et libertés garanties par la Constitution, et préciser lesquels.
La demande doit obligatoirement être présentée par un avocat, si la représentation par un avocat est obligatoire dans votre affaire. Par exemple, pour une affaire relevant du tribunal de grande instance.
Comme motifs d'inconstitutionnalité, vous pouvez avancer le non-respect de l'un des textes ou principes suivants :
Attention :
en revanche, vous ne pouvez pas invoquer un texte de droit international comme la Convention européenne des droits de l'Homme.
Vous devez déposer votre QPC devant le juge chargé de votre affaire.
Le dépôt peut se faire à tout moment au cours de l'audience ou de l'instruction.
Une QPC est d'abord traitée par un juge, puis par le Conseil d'État ou la Cour de cassation et enfin par le Conseil constitutionnel.
Votre QPC est d'abord examinée par le juge chargé de votre affaire.
Lors d'une enquête menée par un juge d'instruction, ce dernier transmet directement la question à la chambre de l'instruction.
Le juge ou la chambre de l'instruction doit décider sans délai et vérifier que :
Toutes les conditions ne sont pas remplies
La QPC est rejetée d'office. L'affaire reprend son cours normal.
Toutes ces conditions sont remplies
Si toutes ces conditions sont remplies, la QPC est transmise :
L'affaire est suspendue, le juge ne peut pas prendre de décision finale comme une condamnation. Il peut toutefois prendre des décisions provisoires comme suspendre des travaux. Il peut aussi, dans une affaire pénale, libérer une personne placée en détention provisoire.
si vous posez une QPC devant la Cour de cassation ou le Conseil d'État, elle est traitée directement par ces instances.
Le Conseil d’État ou la Cour de cassation ont 3 mois pour rendre leur décision.
Il s'agit de vérifier que :
La QPC n'est pas jugée recevable
Votre QPC ne sera pas examinée. Votre affaire reprend son cours normal et le juge peut prendre une décision.
La QPC est recevable
Elle est transmise au Conseil constitutionnel.
L'affaire est toujours suspendue. Mais le juge peut prendre des mesures provisoires.
Le Conseil constitutionnel statue dans un délai de 3 mois.
Le Conseil constitutionnel juge la loi inconstitutionnelle
La loi en question est abrogée, c'est-à-dire qu'elle est supprimée, elle ne peut plus s'appliquer. Cette suppression peut être immédiate ou reportée à une date fixée par le Conseil constitutionnel, le temps qu'une nouvelle loi soit votée.
Votre affaire peut alors reprendre son cours, mais la loi concernée ne peut plus être appliquée.
Le Conseil constitutionnel juge la loi conforme à la Constitution
La loi est maintenue, elle continue de s'appliquer. Toutefois, le Conseil constitutionnel peut apporter des précision sur la façon dont appliquer la loi.
Votre affaire peut alors reprendre son cours. La loi en question continue de s'appliquer en tenant compte éventuellement des précisions du Conseil constitutionnel.
Constitution du 4 octobre 1958 : article 61-1
Dépôt d'une QPC
Ordonnance n°58-1067 du 7 novembre 1958 portant loi organique sur le Conseil constitutionnel : articles 23-1 à 23-11
Procédure pour une QPC
La question prioritaire de constitutionnalité (QPC)
Conseil constitutionnel
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