Fiche pratique
Vérifié le 16 mai 2018 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Un étranger peut se voir refuser le droit d'entrer en France dans certains cas. Une décision de refus d'entrée est alors prise à son encontre par l'administration. Durant la procédure, il bénéficie de droits, notamment celui de former un recours contre le refus d'entrée devant le juge administratif. S'il n'a pas formé un tel recours ou si le recours est rejeté par le juge, il est reconduit de force hors de France.
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Vous pouvez faire l'objet d'un refus d'admission en France si vous vous trouvez dans l'une des situations suivantes :
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Attention :
si vous êtes ressortissant d'un pays européen, d'autres règles s'appliquent.
Tout refus d'entrée en France fait l'objet d'une décision écrite et motivée.
La décision est prise par le chef du service de la police ou des douanes chargé du contrôle aux frontières ou le commandant d'unité de gendarmerie (ou par un agent désigné par lui).
La décision de refus d'entrée vous est notifiée et mentionne vos droits :
Si vous ne parlez pas le français, la décision et la notification de vos droits doivent vous être communiquées dans une langue que vous comprenez. Vous devez l'indiquer au début de la procédure et si vous savez lire. Si vous refusez, la langue utilisée est le français.
Vous pouvez déposer un recours en annulation contre le refus d'entrée devant le tribunal administratif. Vous pouvez assortir votre recours d'un référé-suspension.
Vous pouvez aussi contester le refus d'entrée par la voie du référé-liberté (sauvegarde d'une liberté fondamentale).
L'administration peut vous reconduire de force. Dans l'attente de votre rapatriement, vous pouvez être placé en zone d'attente.
Toutefois, l'administration doit respecter certains délais. Si vous avez souhaité bénéficier du délai d'1 jour franc, votre rapatriement ne peut avoir lieu qu'à l'expiration de ce délai (sauf dépôt d'un référé).
Vous êtes ensuite reconduit vers :
Vous êtes concerné si vous êtes étranger.
cette procédure ne concerne pas un étranger ressortissant d'un pays européen.
À savoir
si vous êtes mineur, vous pouvez aussi faire l'objet d'un refus d'entrée.
Vous pouvez faire l'objet d'un refus d'admission en France si vous vous trouvez dans un des cas suivants :
,
ou si vous faites l'objet d'une des mesures suivantes :
La décision est prise par le ministre de l’intérieur après consultation de l’Ofpra, qui vous auditionne auparavant.
Vous pouvez déposer, dans les 48 heures, un recours en annulation suspensif contre le refus d'entrée devant le tribunal administratif.
Si le tribunal rejette le recours, vous pouvez former un appel dans les 15 jours devant le président de la cour administrative d'appel. Cet appel n'est pas suspensif.
L'administration peut vous reconduire de force hors de France.
Toutefois, l'administration doit respecter certains délais :
Vous avez déposé un recours suspensif
Votre rapatriement ne peut pas avoir lieu avant que le juge ait statué dans un délai de 72 heures.
Vous n'avez pas déposé de recours suspensif
Votre rapatriement ne peut pas avoir lieu avant un délai de 48 heures suivant le refus d'entrée.
Dans l'attente de votre rapatriement, vous pouvez être placé en zone d'attente.
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : article L211-1
Conditions d'entrée en France
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles L213-1 à L213-9
Refus d'entrée : cas de refus et recours juridictionnels
Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : articles R213-1 à R213-9
Refus d'entrée : procédure et droits de l'étranger
Qu'est-ce qu'une interdiction administrative du territoire (IAT) ?
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