Fiche pratique
Vérifié le 05 décembre 2017 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
La perquisition permet à la police, à la gendarmerie ou à un magistrat de rechercher des preuves et des documents au domicile d'une personne. Cette mesure est encadrée par des règles précises et s'effectue sous le contrôle d'un officier de police judiciaire ou d'un juge. Elle ne doit pas être confondue avec la perquisition administrative, décidée dans le cadre de l'état d'urgence, ou la procédure de la visite, prévue par le dispositif de sortie de l'état d'urgence.
Tout replier
Tout déplier
La perquisition est la fouille d'un lieu en vue d'y trouver des preuves d'une infraction. Les preuves peuvent être des documents, des objets ou des fichiers informatiques.
La perquisition ne concerne pas que les logements, mais tous les lieux privés. Elle peut se dérouler dans un garage ou dans les locaux d'une entreprise.
La perquisition ne concerne pas que la personne officiellement suspectée : le domicile d'un témoin peut être perquisitionné.
Elle est généralement menée par des policiers ou des gendarmes dirigés par un officier de police judiciaire (OPJ). L'officier de police judiciaire est une fonction permettant de diriger des enquêtes, il peut s'agir d'un policier ou un gendarme.
Attention :
la fouille d'une voiture (hors véhicules d'habitation comme un camping-car) n'est pas considérée comme une perquisition et relève d'autres règles.
Dans certains cas, les perquisitions doivent être réalisées directement par un magistrat et non par la police ou la gendarmerie :
Le magistrat responsable d'une perquisition est celui qui dirige l'enquête.
Le procureur, pour les deux types d'enquête suivants :
Le juge d'instruction, pour l'information judiciaire.
Le mandat de perquisition n'existe pas en France.
C'est uniquement lors d'une information judiciaire que la police ou la gendarmerie doit avoir une autorisation écrite du juge pour perquisitionner. On parle d'une commission rogatoire. Elle peut évoquer
Une perquisition doit commencer entre 6 heures et 21 heures. Une perquisition commencée avant 21 heures peut se finir après cette heure.
En cas d'infraction liée à la criminalité organisée (trafic de stupéfiants, vol à main armée...) ou au terrorisme, une perquisition peut débuter en dehors de ces horaires.
La police et la gendarmerie doivent avoir une autorisation explicite et écrite :
L'occupant est celui qui habite ou travaille dans le lieu concerné. Par exemple, le locataire et non le propriétaire bailleur. Pour les locaux d'une entreprise, c'est le dirigeant qui est considéré comme occupant.
Flagrant délit
Enquête préliminaire
Information judiciaire
Accord de l'occupant
Pas obligatoire.
L'OPJ peut employer la force pour entrer.
Obligatoire.
L'accord doit être donné par écrit.
Exception : pour les infractions punies de plus de 5 ans de prison, le juge des libertés et de la détention peut autoriser une perquisition sans l'accord de l'occupant.
L'OPJ peut employer la force pour rentrer.
Perquisition sans l'occupant
Possible.
Si l'OPJ ne peut pas joindre l'occupant, il choisit lui-même 2 témoins majeurs (hors policiers ou gendarmes).
Ces témoins peuvent être des voisins, des passants... Ils doivent accepter sous peine d'une amende de 150 €.
Si l'occupant est joignable, il peut désigner un représentant.
Impossible.
L'occupant doit donner son accord écrit à la perquisition et donc être présent physiquement.
Exception : si la perquisition se déroule sans l'accord de l'occupant et qu'il est absent, l'OPJ désigne 2 témoins majeurs (hors policiers ou gendarmes).
Possible :
- Si l'occupant est déjà mis en examen : il doit être présent ou désigner un représentant. Sinon, l'OPJ désigne 2 témoins.
- Si l'occupant n'est pas mis en examen, il peut être présent. Sinon, l'OPJ désigne 2 membres majeurs de la famille présents sur place. S'il n'y a personne, l'OPJ désigne 2 témoins majeurs (hors policiers ou gendarmes).
Les preuves saisies sont listées et placées sous scellés.
Les données informatiques peuvent être
Il est également possible d'accéder à des données se situant en dehors du lieu de la perquisition à l'aide d'un ordinateur se trouvant sur place. Par exemple, pour consulter des courriers électroniques, un compte client sur un site web ou des fichiers sur un serveur.
Les personnes présentes peuvent être obligées de rester sur place le temps de la perquisition si elles sont susceptibles de fournir des renseignements sur les preuves saisies. Elles n'ont pas le droit à l'assistance d'un avocat.
Et même si une personne est placée en garde à vue au début ou au cours des opérations, la perquisition peut se dérouler sans son avocat.
Code de procédure pénale : articles 53 à 74-2
Règles générales
Code de procédure pénale : article 76
Accord de l'occupant lors d'une enquête préliminaire
Code de procédure pénale : article 96
Présence de l'occupant lors d'une information judiciaire
Code de procédure pénale : article 706-23 à 706-25-2
Qu'est-ce qu'une audition libre ?
Peut-on refuser une convocation par la police ou la gendarmerie ?
Contrôle de sécurité : fouille corporelle, vérification d'un sac, du véhicule...
Papiers - Citoyenneté
JEUX DE SOCIÉTÉ
FÊTE DE L ÉTÉ
Samedi 22 mars, s’est déroulé le traditionnel carnaval de Chaufour Notre Dame.Organisé par l’association des parents d’élèves de l’école…