Fiche pratique
Vérifié le 01 juillet 2019 - Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
À Paris, le loyer d'un logement vide ou meublé est encadré. Les règles de fixation du loyer inscrit dans le contrat de bail diffèrent selon la date de signature du bail.
À Paris, le loyer d'un logement vide ou meublé dont le contrat de bail est signé ou renouvelé après le 1er juillet 2019 est encadré au moyen de loyers de référence. Ces montants sont fonction du type de la location (vide ou meublée), du nombre de pièces et de l'époque de construction du logement.
Sont exclus de l'encadrement des loyers : les logements conventionnés par l'Anah, les logements soumis à la loi de 1948, les logements HLM, les locations de tourisme et les sous-locations.
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Le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) ne peut pas dépasser le niveau du loyer de référence majoré.
Simulateur Estimer les loyers de référence (minoré et majoré) pour un logement situé à Paris
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Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (DRIHL) Ile-de-France
Le montant du loyer de référence et celui du loyer de référence majoré doivent être mentionnés dans le contrat de location.
Si ce n'est pas le cas, le locataire a 1 mois à partir de la date de prise d'effet du bail pour adresser au propriétaire par courrier recommandé avec accusé de réception une mise en demeure de le faire.
Le propriétaire a 1 mois pour répondre à partir de la réception du courrier du locataire.
En l'absence de réponse ou en cas de refus du propriétaire dans ce délai, le locataire peut saisir le tribunal d'instance dans les 2 mois suivants pour obtenir une diminution du loyer, si nécessaire.
Le locataire peut engager une action en diminution de loyer si le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) inscrit dans le contrat de location est supérieur au loyer de référence majoré en vigueur à la date de la signature du bail.
Principe
Lorsque le logement a des caractéristiques particulières (localisation, confort), le propriétaire peut appliquer un complément de loyer, à la condition que le loyer de base (hors charges) soit au niveau du loyer de référence majoré.
Si un complément de loyer s'applique, le loyer est égal à la somme du loyer de base et du complément de loyer.
Le complément de loyer et les caractéristiques du logement le justifiant doivent être indiqués dans le bail.
Contestation
Le locataire peut contester le complément de loyer en saisissant préalablement la commission départementale de conciliation dans un délai de 3 mois à partir de la signature du bail, sauf s'il s'agit d'un bail mobilité (pour un bail mobilité, le recours à la commission n'est pas possible). C'est au propriétaire de prouver que le complément de loyer est justifié.
Procédure
Au moins 6 mois avant le terme du bail, le propriétaire informe le locataire du nouveau loyer (hors charges et complément de loyer). Le nouveau loyer ne doit pas être supérieur au loyer de référence minoré en vigueur au moment où le propriétaire informe le locataire.
À savoir
lorsque le propriétaire engage une action de réévaluation de loyer, il ne peut pas donner son préavis (congé) au locataire pour le terme du bail.
La notification doit être adressée au locataire :
La notification rédigée par le propriétaire doit :
,
Le locataire peut contester l'action en réévaluation de loyer. Il doit pour cela fournir au propriétaire 6 références de loyer de logements comparables, situés :
Ces référence de loyers sont consultables sur le site de l'Observatoire des loyers en agglomération parisienne
.
En cas de désaccord ou en l'absence de réponse du locataire ou du propriétaire à la demande de réévaluation du loyer, l'un ou l'autre peut saisir, 4 mois avant la fin du bail, la commission départementale de conciliation.
Si le désaccord persiste en dépit de l'action de la commission de conciliation, le juge d'instance peut être saisi avant le terme du contrat de location.
Attention :
si le juge n'est pas saisi avant le terme du bail, le bail est reconduit aux conditions antérieures du loyer. Toutefois, si l'ancien loyer n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents, le bailleur peut l'augmenter de l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL) pour fixer le nouveau loyer.
Application de la hausse du loyer
La hausse de loyer s'applique :
Si le loyer de base (hors charges et hors complément de loyer) inscrit dans le bail est supérieur au loyer de référence majoré, le locataire peut demander au propriétaire la diminution du loyer de base.
2 condition sont à respecter :
La proposition doit être adressée au propriétaire :
La proposition rédigée par le locataire doit :
4 mois avant le terme du bail, en cas d'absence de réponse ou de refus du bailleur, le locataire peut saisir la commission de conciliation. À défaut de conciliation, le locataire peut saisir le juge d'instance avant le terme du bail.
si le locataire ne saisit pas le juge avant le terme du bail, le contrat de location sera reconduit de plein droit aux conditions antérieures du loyer. Si l'ancien loyer n'a pas été révisé au cours des 12 mois précédents, le bailleur peut l'augmenter de l'évolution de l'indice de référence des loyers (IRL) pour fixer le nouveau loyer.
Le loyer d'un logement remis sur le marché après moins de 18 mois de vacance peut être augmenté dans certains cas :
Mais dans chacun de ces cas, le nouveau loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré.
S'il n'y a pas eu de travaux effectués après le départ du précédent locataire et lorsque le niveau de loyer autrefois appliqué n'est pas sous-évalué, le montant du nouveau loyer :
Dans le cas contraire, le locataire peut contester le loyer :
À noter
le montant du loyer acquitté par le dernier locataire doit figurer au sein du contrat de location.
Montant au moins égal à 50 % de la dernière année de loyer
Le nouveau loyer peut être fixé au-delà de la variation de l'IRL si le bailleur a financé des travaux :
Ces travaux doivent avoir été réalisés depuis le départ du dernier locataire, dans les parties communes ou privatives, et leur coût doit couvrir au moins 50% de la dernière année de loyer (hors charges).
Si ces conditions sont respectées, le loyer annuel pratiqué avec le précédant locataire peut être augmenté de 15% du montant des travaux TTC, dans la limite du loyer de référence majoré.
Montant au moins égal à la dernière année de loyer
Le nouveau loyer peut être fixé dans la limite du loyer de référence majoré si des travaux d'amélioration ont été menés pour un montant au moins égal à la dernière année de loyer, depuis moins de 6 mois.
Il est possible d'estimer la sous-évaluation d'un loyer à partir de loyers habituellement constatés pour des logements comparables situés dans la même zone géographique.
Si le loyer pratiqué avec l'ancien locataire était sous-évalué, la hausse du nouveau loyer ne doit pas dépasser 50% de la différence entre :
De plus, la hausse doit respecter la limite fixée par le niveau du loyer de référence majoré.
Le propriétaire a 1 mois pour répondre à partir de la réception du courrier du locataire. En l'absence de réponse ou en cas de refus du propriétaire dans ce délai, le locataire peut saisir le tribunal d'instance dans les 2 mois suivants pour obtenir une diminution du loyer, si nécessaire.
Le locataire doit contester le complément de loyer en saisissant préalablement la commission départementale de conciliation dans un délai de 3 mois à partir de la signature du bail, sauf s'il s'agit d'un bail mobilité (pour un bail mobilité, le recours à la commission n'est pas possible). C'est au propriétaire de prouver que le complément de loyer est justifié.
À Paris, le loyer d'un logement vide ou meublé dont le contrat de bail est signé ou renouvelé après le 28 novembre 2017 est encadré.
Sont toutefois exclus de l'encadrement des loyers : les logements conventionnés par l'Anah, les logements soumis à la loi de 1948, les logements HLM, les locations de tourisme et les sous-location.
Le loyer est librement fixé par le propriétaire.
Toutefois, le propriétaire ne peut pas appliquer de complément de loyer , même si le logement présente des caractéristiques exceptionnelles (localisation, confort).
Dans le cas où un propriétaire imposerait toutefois un complément de loyer, le locataire a la possibilité :
À l'approche du renouvellement du bail, le bailleur peut augmenter un loyer manifestement sous-évalué, sous réserve de respecter certaines limites.
Le loyer d'un logement remis sur le marché après moins de 18 mois de vacance peut être augmenté sous réserve de respecter certaines limites :
S'il n'y a pas eu de travaux effectués après le départ du précédant locataire et lorsque le niveau de loyer autrefois appliqué n'est pas sous-évalué, le montant du nouveau loyer est limité :
Ces travaux doivent avoir été réalisés depuis le départ du dernier locataire, et leur coût doit couvrir au moins 50 % de la dernière année de loyer (hors chargse).
Si ces conditions sont respectées, le loyer annuel pratiqué avec le précédent locataire peut être augmenté de 15 % du montant des travaux TTC.
le loyer d'un logement qui a fait l'objet de travaux d'amélioration depuis moins de 6 mois et dont le coût est égal au moins à la dernière année de loyer peut être librement réévalué au moment de sa remise sur le marché.
Si le loyer pratiqué avec l'ancien locataire était sous-évalué, la hausse du nouveau loyer ne doit pas excéder 50 % de la différence entre :
Sont encadrés les loyers des logements vides ou meublés dont le contrat de bail a été signé entre le 1er août 2015 et le 28 novembre 2017, ou dont le contrat de bail a été renouvelé entre le 1er août 2015 et le 28 novembre 2017.
Certains logements n'étaient toutefois pas concernés par l'encadrement des loyers : logements conventionnés Anah, logements soumis à la loi de 1948, logements HLM, locations de tourisme et sous-location.
Le loyer inscrit dans le contrat de bail ne devait pas dépasser le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du contrat de bail.
Toutefois, si le logement présentait des prestations spécifiques exceptionnelles, un complément de loyer pouvait être appliqué.
Il était possible d'estimer le loyer de référence majoré d'un logement situé à Paris, en fonction de ses caractéristiques (adresse, nombre de pièces, ...) à l'aide d'un simulateur :
l'estimation donnée par ce simulateur n'a qu'une valeur indicative.
À Paris, lors de la signature d'un contrat de bail intervenue entre le 1er août 2015 et le 28 novembre 2017, le propriétaire pouvait appliquer un complément de loyer, somme venant s'ajouter au montant du loyer de base, lorsque le logement présentait des caractéristiques de localisation ou de confort particulières par comparaison avec les logements de même catégorie situés dans le même secteur géographique.
Dans ce cas, le montant du loyer se composait :
Montant du loyer de base
Lors de la signature d'un contrat de bail intervenue entre le 1er août 2015 et le 28 novembre 2017, il était possible d’appliquer un complément de loyer.
Pour cela, le loyer de base inscrit dans le contrat de bail devait être égal au loyer de référence majoré correspondant au logement.
Caractéristiques du logement
Pour appliquer un complément de loyer, le logement devait présenter des caractéristiques de localisation ou de confort réunissant les conditions suivantes :
le montant du complément de loyer et les caractéristiques du logement le justifiant devaient être mentionnés dans le contrat de bail.
Le locataire pouvait contester le bien-fondé du complément de loyer. Pour cela, il devait entreprendre une démarche amiable dans un délai de 3 mois après avoir signé le bail, avant tout recours au juge.
A l'approche du renouvellement du bail intervenant entre le 1er août 2015 et le 28 novembre 2017 :
Le loyer d'un logement remis sur le marché après moins de 18 mois de vacance pouvait être augmenté sous réserve de respecter certaines limites :
S'il n'y avait pas eu de travaux effectués après le départ du précédant locataire et lorsque le niveau de loyer autrefois appliqué n'était pas sous-évalué, le montant du nouveau loyer était limité :
Le montant du loyer (après augmentation ou non) inscrit dans le bail ne devait pas non plus dépasser le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du contrat.
Il était possible d'estimer (à titre indicatif) le loyer de référence majoré d'un logement situé à Paris, en fonction de ses caractéristiques (adresse, nombre de pièces, ...) à l'aide d'un simulateur :
le montant du loyer acquitté par le dernier locataire devait figurer au sein du contrat de location.
Le nouveau loyer pouvait être fixé au-delà de la variation de l'IRL si le bailleur avait financé des travaux :
Ces travaux devaient avoir été réalisés depuis le départ du dernier locataire, et leur coût devait couvrir au moins 50 % de la dernière année de loyer (hors charge).
Si ces conditions étaient respectées, le loyer annuel pratiqué avec le précédent locataire pouvait être augmenté de 15 % du montant des travaux TTC.
Le loyer fixé après travaux et inscrit dans le bail ne devait pas non plus dépasser le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du contrat.
le loyer d'un logement qui avait fait l'objet de travaux d'amélioration depuis moins de 6 mois et dont le coût était au moins égal à la dernière année de loyer pouvait être librement réévalué au moment de sa remise sur le marché, dans la limite du montant du loyer de référence majoré.
Il était possible d'estimer la sous-évaluation d'un loyer à partir de loyers habituellement constatés pour des logements comparables situés dans la même zone géographique.
Si le loyer pratiqué avec l'ancien locataire était sous-évalué, la hausse du nouveau loyer ne devait pas excéder 50 % de la différence entre :
Le loyer inscrit dans le bail après réévaluation suite au départ du dernier locataire ne devait pas non plus dépasser le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du contrat.
Toutefois, si le logement présentait des prestations spécifiques exceptionnelles, un complément de loyer peut être appliqué.
Le loyer inscrit dans le bail ne devait pas dépasser le montant du loyer de référence majoré en vigueur à la date de signature du contrat.
Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 relative aux rapports locatifs : article 17
Fixation du loyer et recours
Loi n°2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : article 140
Décret n°2016-1040 du 29 juillet 2016 relatif à l'évolution de certains loyers d'août 2016 à juillet 2017
Logement inoccupé depuis moins de 18 mois
Décret n°2017-1198 du 27 juillet 2017 sur l'évolution de certains loyers d'août 2017 au 31 juillet 2019 en cas de nouvelle location ou de renouvellement de bail
Arrêté préfectoral fixant les loyers de référence majorés et minorés à partir de juillet 2019 à Paris (pdf - 198.9 KB)
Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence majorés et minorés d'août au 27 novembre 2017 (pdf - 4.6 MB)
Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence majorés et minorés d'août 2016 à juillet 2017 (pdf - 4.9 MB)
Paris : arrêté préfectoral fixant les loyers de référence majorés et minorés d'août 2015 à juillet 2016 (pdf - 1.3 MB)
Estimer les loyers de référence (minoré et majoré) pour un logement situé à Paris
Simulateur
En quoi consiste l'encadrement des loyers ?
Quelles sont les voies de recours dans un litige locatif ?
Indice de référence des loyers (IRL)
Logement
Paiement du loyer pour un logement du secteur privé
Observatoire des loyers - agglomération parisienne
Ministère chargé du logement
Loi du 23 novembre 2018 : article 140
Legifrance
Paris : loyers de référence majorés et minorés en vigueur d'août au 27 novembre 2017
Paris : loyers de référence majorés et minorés en vigueur d'août 2016 à juillet 2017
Paris : loyers de référence majorés et minorés en vigueur d'août 2015 à juillet 2016
JEUX DE SOCIÉTÉ
FÊTE DE L ÉTÉ
Samedi 22 mars, s’est déroulé le traditionnel carnaval de Chaufour Notre Dame.Organisé par l’association des parents d’élèves de l’école…